lundi, juillet 17, 2006

Faire avec

Quelqu'un parlait de s'effilocher. De pas de cris pas de fureur. Mais on se perd.

Moi, c'est le contraire. On crie. Enfin, je crie. Presque. Comme si tout devait se casser. Certainement que ça tient un peu de la pub où quand des gens mangent du chocolat le monde s'effondre. Ici, c'est un peu pareil. S'énerver pour s'énerver, la paix, ça ne peut jamais durer bien longtemps ou alors c'est qu'il y a quelque chose de louche en dessous. Alors je refuse de comprendre et continue de vouloir avoir raison, obstinément.

Je ne sais pas. La ritournelle, de Sebastien Tellier. Ca tourne, ça tourne, y a pas à dire, ça tourne.

Hirondelle ! Non, il n'y en a pas.

Pourtant - rien à voir - ce week end - dans le Berry - soirée endiablée de bobos perclus et heureux ainsi dans un village de potiers dissidents - on a dansé, qu'est-ce qu'on a dansé, tous, tous ont dansé, dans ce bar des filles, ainsi nommé, sur la rue principale de ce village ravivé. Le 14 juillet, une excuse comme une autre pour organiser une retraite aux flambeaux suivie d'une soirée dans ce bar aux couleurs et habitués excentriques. On a bien rigolé.

Et puis, surtout, le calme. Le calme de la maison et de l'absence de vis-à-vis, les prés, les prés et l'herbe un peu jaunie parce que le soleil tape fort en ce mois de juillet. Pas de bruit le matin quand je me levais très tôt alors que les autres dormaient encore et que je prenais mon café dans le jardin calme et sans remords. Rien à perdre. Pas de sollicitation inutile - le monde qui nous entoure pour de faux juste pour nous faire regarder et écouter partout alors que rien - ou si peu - ne nous concerne. Là-bas, au calme, je sais quand quelqu'un me parle. Je sais que tout me concerne. Plus besoin de faire attention pour rien. Plus besoin de penser à autre chose qu'au temps qu'on va occuper calmement, comme de l'espace, avec des gestes familiers.

C'est agréable.
C'était agréable.

Tant pis. Faudra bien faire avec. Ou sans?

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