Ma coloc qui me dit d'un air malicieux que je dois regarder Caché d'Haneke. Une personne me trouve vieillie, mais c'est pas mal, des rides qui entourent ma bouche qui ne partent plus, rien à faire, elles sont là, tout le temps, apparemment - même si cette personne ne me voit que très peu. Quelque chose qui aurait changé dans les proportions de mon visage aussi. Une autre personne, qui me dit qu'elle me préfère quand je souris.
Je ne sais plus quoi penser. Etre transparente aux autres, manifestement, quand soi-même, on prend tellement de temps à s'osculter le nombril qu'on ne voit plus rien du tout.
Oui, certainement ce film me plaira. Oui, j'ai certainement vieilli. Oui, je suis certainement mieux quand de bonne humeur.
.....................
Ecrire, écrire ce blog, un peu tout le temps, il faut que je m'y remette, comme à l'exercice - salutaire, dit-on, salutaire, l'exercice. S'y astreindre, parce qu'il faut toujours s'astreindre à quelque chose, sinon on se perd, n'est-ce pas - fut-ce à une foi ou à un suzerain. Alors je m'accroche.
Parce que même si l'écriture y gagne - selon les mauvaises langues - en artificialité, elle y gagne aussi en automatisme - donc en une co-existence de démythification et de mythification. Et j'aime bien cela. Aussi, elle y gagne en loyauté. Etre loyale - fidèle, même. Ne pas se servir du support comme d'un vomitoire à états d'âme narcissiques. Faire du support une chose en soi - et dieu sait qu'il faut en prendre le parti pris.
......................
Je ne sais pas si j'ai vieilli. C'est bien possible. Et ce ne serait pas étonnant, du reste.
Parfois, quand je pense à cette remarque révélatrice - quel dévoilement ! - je me dis que non. Enfin, que si - mais que je comprends cette révolte des vieux qui ne veulent pas l'être. Ne pas vouloir accepter d'avoir succombé à l'indicible résignation - même si, comme toutes choses, soyons honnêtes, elle a aussi ses bons côtés.
...................
Cet été, ce n'est pas de courage, dont j'ai besoin, mais d'oeillères. Je ne veux pas voir le reste du monde qui tourne. Car tout tourne sauf moi. J'ai oublié d'aller danser.
....................
A force de ne pas me poser de question et d'avancer sur la sainte voie de l'avenir professionel, j'ai peur de craquer un jour. Je ne sais pas si j'ai envie d'aller travailler pour des fabriquants d'armes - même si ce n'est pas ce que je vais faire.
.........................
Il y a deux jours j'ai cru que j'allais mourir. S'il n'y a pas plus narcissique, comme confidence ! Comme s'il était normal que j'en ai peur. J'ai cru que j'allais mourir, non, justement, pas mourir, ou pas pour de vrai. Finalement, j'ai bu quelques bières et j'ai pleuré. Et puis j'ai eu un besoin panique d'être aimée, prise dans des bras, dans les bras. Rêve avorté. Ils n'étaient pas disponibles. Alors j'ai pris mon mal en patience et ça m'a un peu passé.
Je sais que ce récit est on ne peut plus puéril. Mais bon, je l'ai écrit, alors je ne peux plus l'effacer. Et puis, hein, on n'est pas là pour se faire des cadeaux, n'est-ce pas? Alors je m'applique la règle aussi. Egalité souveraine - et assassine - mais cela, j'en parlerai plus tard - oblige.
Je ne sais plus quoi penser. Etre transparente aux autres, manifestement, quand soi-même, on prend tellement de temps à s'osculter le nombril qu'on ne voit plus rien du tout.
Oui, certainement ce film me plaira. Oui, j'ai certainement vieilli. Oui, je suis certainement mieux quand de bonne humeur.
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Ecrire, écrire ce blog, un peu tout le temps, il faut que je m'y remette, comme à l'exercice - salutaire, dit-on, salutaire, l'exercice. S'y astreindre, parce qu'il faut toujours s'astreindre à quelque chose, sinon on se perd, n'est-ce pas - fut-ce à une foi ou à un suzerain. Alors je m'accroche.
Parce que même si l'écriture y gagne - selon les mauvaises langues - en artificialité, elle y gagne aussi en automatisme - donc en une co-existence de démythification et de mythification. Et j'aime bien cela. Aussi, elle y gagne en loyauté. Etre loyale - fidèle, même. Ne pas se servir du support comme d'un vomitoire à états d'âme narcissiques. Faire du support une chose en soi - et dieu sait qu'il faut en prendre le parti pris.
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Je ne sais pas si j'ai vieilli. C'est bien possible. Et ce ne serait pas étonnant, du reste.
Parfois, quand je pense à cette remarque révélatrice - quel dévoilement ! - je me dis que non. Enfin, que si - mais que je comprends cette révolte des vieux qui ne veulent pas l'être. Ne pas vouloir accepter d'avoir succombé à l'indicible résignation - même si, comme toutes choses, soyons honnêtes, elle a aussi ses bons côtés.
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Cet été, ce n'est pas de courage, dont j'ai besoin, mais d'oeillères. Je ne veux pas voir le reste du monde qui tourne. Car tout tourne sauf moi. J'ai oublié d'aller danser.
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A force de ne pas me poser de question et d'avancer sur la sainte voie de l'avenir professionel, j'ai peur de craquer un jour. Je ne sais pas si j'ai envie d'aller travailler pour des fabriquants d'armes - même si ce n'est pas ce que je vais faire.
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Il y a deux jours j'ai cru que j'allais mourir. S'il n'y a pas plus narcissique, comme confidence ! Comme s'il était normal que j'en ai peur. J'ai cru que j'allais mourir, non, justement, pas mourir, ou pas pour de vrai. Finalement, j'ai bu quelques bières et j'ai pleuré. Et puis j'ai eu un besoin panique d'être aimée, prise dans des bras, dans les bras. Rêve avorté. Ils n'étaient pas disponibles. Alors j'ai pris mon mal en patience et ça m'a un peu passé.
Je sais que ce récit est on ne peut plus puéril. Mais bon, je l'ai écrit, alors je ne peux plus l'effacer. Et puis, hein, on n'est pas là pour se faire des cadeaux, n'est-ce pas? Alors je m'applique la règle aussi. Egalité souveraine - et assassine - mais cela, j'en parlerai plus tard - oblige.
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