Ca y est, encore une soirée un peu bizarre. Rien qu'un peu. Mes doutes semblent être confirmés. Mais ce n'est pas grave, en soi. Juste, oui, mes impressions semblent avoir été bonnes. Ah, c'est le comble... On s'est bien trouvés... Ironie du sort qui me fait sourire. Juste, maintenant, faut quand même qu'on sorte de ça. Ou non, plutôt, qu'on arrive à être heureux ensemble quand même - malgré nos pulsions respectives.
Bon, en gros, petite soirée boîte parisienne ultra hype ridicule. "Oh, Rebecca (dit avec un accent anglais), ma chérie, que tu es belle! Il faut absooooolument que je te présente Robert Ducon....". Bref. Oui, tous les stéréotypes ont été confirmés - des types à grosses lunettes, cheveux mi longs bruns bouclés, beau gosse à deux balles avec des chemises ouvertes sur leur torse ridicule et des pantalons faits en tapisserie en velours, des petites moeufs qui se tremoussent en riant la tête révulsée en arrière, oh, mon chou, tu me fais riiiiiiiire! l'air je suis trop cool et surtout trop le pif plein de coco et j'enjoy la life comme tu peux pas savoir, man.
Donc, oui, soirée avec S - avec lequel nous avions déjà enchainé un apéro dès 5h du soir puis un repas avec So et un copain à elle - G, un copain trop hype et trop sympa marrant de S, et C. Bon, les initiales c'est trop nul. Alors S c'est Sam, G c'est Guy et C c'est Christophe. Voilà. C'est pas leurs vrais noms mais peu importe.
Tous les 4 donc, dans cette boîte. Petit partage en vrille. Christophe qui dit qu'il veut pas danser un slow pourri avec moi - je n'y tenais pas réellement, mais la situation était tournée comme ça. Guy qui s'insurge du peu de considération que me porte Chris (abréviation d'un faux nom, pas mal, non?), et m'invite à danser un slow embrasé. Et nous enchaînons. Faut dire que c'était trop agréable, il danse trop bien. Toujours est-il que la situation s'est vite muée en petite compétition entre Guy et Chris. Ce dernier d'embrasser Sam sur le canapé en nous regardant - en riant, aussi, je précise, pas que vous croyiez que c'était d'emblée glauquissime ou pervers. Et nous de nous embrasser aussi, Guy et moi. Bref, ça s'emballe un peu. Je vais pas plus loin parce que en soi c'est plus très intéressant, mais ça a encore un peu vrillé. D'autant plus qu'un type est venu se mêler à l'histoire. Nous prendre dans les bras, Guy et moi, et nous dire que nous étions trop beau, après, de voir Chris, de lui dire des trucs sur Guy et moi, de répéter à tout le monde à la ronde que je ressemblais à Cécile de France - c'est toujours bon à prendre. "Ma chérie, tu es subliiiime". Merci, bonhomme. Assez bizarre, de se retrouver dans des caves de petite décadence bourgeoise.
En rentrant, on en a fait des blagues, avec Chris, mais l'humeur n'y était pas.
(Je suis revenue - j'ai fait une lessive)
Bref. Je devrais ptet plus être impressionée par ces accès de n'importe quoi. On en est tous fait, certainement. En ce sens, je suis - je dois être à même de comprendre très bien C. Ne pas avoir peur de ce chaos ambiant. Accepter. Et puis, c'est même peut-être pour ça, finalement, que la bonne morale populaire incite à "prendre les choses comme elles viennent", ou encore à "pas se prendre la tête". Non pas for the sake of it, mais juste parce que de toutes manières le temps qu'on voit, qu'on veut continu n'est en fait que l'enchainement de petits chaos - qu'il ne tient qu'à nous de laisser en l'état, avant de reprendre le cours normal de ce que l'on veut être notre quotidien, ou, au contraire, d'ériger en statue du commandeur - petite menace angoisse pointée du doigt, dont on ne peut plus se défaire, vision d'un iceberg qui fait peur.
Alors il ne reste plus qu'à savoir ce que nous voulons. Il me semble que nous avons opté pour la première alternative, jusqu'à preuve du contraire. Moi, en tous cas, c'est ça, pour le moment.
Bonne fin de journée.
Bon, en gros, petite soirée boîte parisienne ultra hype ridicule. "Oh, Rebecca (dit avec un accent anglais), ma chérie, que tu es belle! Il faut absooooolument que je te présente Robert Ducon....". Bref. Oui, tous les stéréotypes ont été confirmés - des types à grosses lunettes, cheveux mi longs bruns bouclés, beau gosse à deux balles avec des chemises ouvertes sur leur torse ridicule et des pantalons faits en tapisserie en velours, des petites moeufs qui se tremoussent en riant la tête révulsée en arrière, oh, mon chou, tu me fais riiiiiiiire! l'air je suis trop cool et surtout trop le pif plein de coco et j'enjoy la life comme tu peux pas savoir, man.
Donc, oui, soirée avec S - avec lequel nous avions déjà enchainé un apéro dès 5h du soir puis un repas avec So et un copain à elle - G, un copain trop hype et trop sympa marrant de S, et C. Bon, les initiales c'est trop nul. Alors S c'est Sam, G c'est Guy et C c'est Christophe. Voilà. C'est pas leurs vrais noms mais peu importe.
Tous les 4 donc, dans cette boîte. Petit partage en vrille. Christophe qui dit qu'il veut pas danser un slow pourri avec moi - je n'y tenais pas réellement, mais la situation était tournée comme ça. Guy qui s'insurge du peu de considération que me porte Chris (abréviation d'un faux nom, pas mal, non?), et m'invite à danser un slow embrasé. Et nous enchaînons. Faut dire que c'était trop agréable, il danse trop bien. Toujours est-il que la situation s'est vite muée en petite compétition entre Guy et Chris. Ce dernier d'embrasser Sam sur le canapé en nous regardant - en riant, aussi, je précise, pas que vous croyiez que c'était d'emblée glauquissime ou pervers. Et nous de nous embrasser aussi, Guy et moi. Bref, ça s'emballe un peu. Je vais pas plus loin parce que en soi c'est plus très intéressant, mais ça a encore un peu vrillé. D'autant plus qu'un type est venu se mêler à l'histoire. Nous prendre dans les bras, Guy et moi, et nous dire que nous étions trop beau, après, de voir Chris, de lui dire des trucs sur Guy et moi, de répéter à tout le monde à la ronde que je ressemblais à Cécile de France - c'est toujours bon à prendre. "Ma chérie, tu es subliiiime". Merci, bonhomme. Assez bizarre, de se retrouver dans des caves de petite décadence bourgeoise.
En rentrant, on en a fait des blagues, avec Chris, mais l'humeur n'y était pas.
(Je suis revenue - j'ai fait une lessive)
Bref. Je devrais ptet plus être impressionée par ces accès de n'importe quoi. On en est tous fait, certainement. En ce sens, je suis - je dois être à même de comprendre très bien C. Ne pas avoir peur de ce chaos ambiant. Accepter. Et puis, c'est même peut-être pour ça, finalement, que la bonne morale populaire incite à "prendre les choses comme elles viennent", ou encore à "pas se prendre la tête". Non pas for the sake of it, mais juste parce que de toutes manières le temps qu'on voit, qu'on veut continu n'est en fait que l'enchainement de petits chaos - qu'il ne tient qu'à nous de laisser en l'état, avant de reprendre le cours normal de ce que l'on veut être notre quotidien, ou, au contraire, d'ériger en statue du commandeur - petite menace angoisse pointée du doigt, dont on ne peut plus se défaire, vision d'un iceberg qui fait peur.
Alors il ne reste plus qu'à savoir ce que nous voulons. Il me semble que nous avons opté pour la première alternative, jusqu'à preuve du contraire. Moi, en tous cas, c'est ça, pour le moment.
Bonne fin de journée.