samedi, avril 29, 2006

All of me

All of me, je me répète, all of me, why not take all of me?

Belle chanson pour une belle chanson, all of me, je me répète, all of me, all of me, why not take all of me?

Tourner et puis monter ?

Partir ce week end pour un festival de courts métrages à strasbourg. Tournez montez. On a fait un truc rigolo - pour nous en tous cas - avec J Mat et Irep. Petite escapade, l'air de rien ou de pas grand chose, en tous cas, juste quelques heures et puis s'en vont.

Beaucoup de choses, beaucoup de choses. Beaucoup beaucoup de choses.

Un soir et une journée entière en famille - c'est ... sympa, mais fatiguant.

Punaise ! Qui m'aime me croit - j'ai chopé un coup de soleil, aujourd'hui !!! Non, bon, je ne saurais blamer les sceptiques. Il me fallait bien aller à un musée pour me choper des couleurs. Ben oui. Ca tombe sous le sens. (explication: la très longue attente dans la queue)

Je vais pas en Allemagne. J'ai pas été prise. Ca, c'est fait. Me v'là repartie pour un tour à Paris, je suppose. A moins que je ne m'enrole dans la nouvelle légion - la finance à Londres. Je dis n'importe quoi, je sais. Mais à ce qu'il paraît, personne ne nous demande d'où on vient, et puis on travaille tellement qu'on en oublie tout. A part le salaire - qu'on dépense en d'interminables whisky pour oublier qu'on oublie tout le reste - à part le salaire.

J'écoute les Strokes, le dernier album. Pas mal. J'ai pas dit que j'avais trouvé des albums de Pascal Comelade, au moment où j'aurais du proposer de les graver. J'ai oublié. Pardon.

Je devrais aller dormir. Je crois que je sais plus trop parler. Ou plutot, trouver quoi dire, quand je suis en face de quelqu'un. Bref.

mardi, avril 25, 2006

Tourner autour

Putain de journée. J'ai de nouveau eu l'occasion de transpirer dans le métro. Non, décidément, y a rien à dire, passé les 20 degrés, le métro, c'est insalubre.

J'ai vu Super M aujourd'hui - toujours trop bien. Faut plus que je travaille, mais à part ça tout va bien. On a beau dire, mais le boulevard St Germain, c'est quand même assez agréable, quand il fait beau. On peut marcher, bien vite, si tant est qu'on ait une bonne chanson puissante dans la tête, l'air décidée. C'est pas mal.

Je lis Ravel, de Jean Echenoz. L'un des cadeaux de Simon pour mon anniv. Assez pas mal. Je connaissais pas, mais c'est très surprenant. Une écriture toute sobre parsemée de remarques et de tournures d'esprit incongrues. J'aime pas mal.

Faut que je me donne un peu plus. J'ai tellement peur de me faire avoir que je fais des réserves. C'est totalement con.

Voilà, en vrai, c'est ça, je crois, que je voulais dire.

Spéciale dédicace


It requires an active decision to be happy.

(développement pour ceux qui n'auraient pas accès à ma correspondance privée: c'est une phrase de soon, ma meilleure pote à Berlin, reprise par un certain hurluberlu qui se permet quelque remarque sur mes états d'âme à la con - cette caractérisation, elle vient de moi).

C'est vrai. Je m'y emploie et connais quelque succès les jours de soleil. Mais un questionnement persiste. Bref.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAarfgh! ahahahah. Je crie puis ris. Tout cela est bien ridicule.

Se remettre au rock

[Playlist: la chanson dont voici les paroles - ceci est un karaoké]

(Je sais c'est nul mais c'est pas grave, je les ai dans la tête depuis samedi) (en plus, c'est nul, parce que là, y a pas la musique, donc les envolées sur "i fought through the crowd", par exemple)

Well I don't feel better
when i'm fucking around
well i dont write better
when i'm stuck in the ground

so don't teach me a lesson
that i've already learned
the sun will be shining
and my children will burn

oh the heart beats in its cage

i don't want what you want
i dont feel what you feel
see i'm stuck in a city
but i belong in a field

yeah we got left, left, left...

now it's three in the mourning
and you're eating alone

oh the heart beats in its cage

All our friends they're laughing at us
all those you loved you mistrust
help me i'm not juste quite myself
look around there's no one left

And i went to the concert and i fought through the crowd
guess i got too excited when i thought you were around

and he gets left, left, left...

I'm sorry you were thinking i would steal your fire
oh the heart beats in its cage
yes the heart beats in its cage
alright
the heart beats in its cage

dimanche, avril 23, 2006

Si j'en avais une (1)

Si j'en avais une - c'était le thème qu'on n'a finalement pas choisi pour notre soirée. On en cherchait un, avec S, qui a proposé celui-ci, et c'était le meilleur, mais en fait c'était un peu trop tard, et puis aussi, on savait pas trop comment donner corps à ce thème. Bref.

Si j'en avais une - longue discussion sur en avoir ou pas, sur les moments où on en aurait bien eu, sur ceux où on s'en est si mal servi.

Si j'en avais une

- C'est marrant, nos bibliothèques se ressemblent quand même beaucoup. On a presque les mêmes livres, c'est fou...
- Non, ce n'est pas fou. J'ai les mêmes livres que toi, parce que c'est toi qui m'a appris à lire. Alors j'ai voulu, un jour, aussi, avoir sur une étagère tous ces livres que tu me prêtais.

**********************

- Bon, aurevoir.
- Et c'est comme ça que tu pars ? Non. Je refuse. Et contrairement à d'habitude, où j'use à tort et à travers d'une autorité illégitime pour t'encercler, là, pour une fois je vais en faire bon usage. Crois moi. Non, fais moi confiance. Ce ne peut être que la folie, qui nous hante mon amour. Je vais te suivre malgré toi, malgré ton pas rapide et ta haine dans tes yeux. Et j'entrerai chez toi, et je refuserai que tu meurres.

******************

- C'est bizarre, on est toujours d'accord. C'en est presque chiant.
- Tu sais que c'est faux. Tu sais qu'aujourd'hui on s'est battues. Et on n'a pas arrêté. Je suis fatiguée. Et j'aime pas me battre avec toi.

vendredi, avril 21, 2006

C'est plus ce que c'était

Ben oui ! Sans rire... je voulais passer une soirée tranquille pépère - style "y a les parents de mon coloc qui viennent manger", et ben non. On a trop rigolé et on a trop bu. C'était assez cool. Comme quoi, le generation gap, aux chiottes.

Ben oui. Et comment est-ce que je fais, hein, moi, maintenant, pour récupérer de ma soirée endiablée d'hier soir et pour être en forme pour demain (soirée concert musettes entre coloc, prévue de longue date - jadis, avant le week end) et après-demain (soirée d'anniv du siècle)?

Non, mais en vrai ça fait plaisir. On vient d'en parler, avec B. Du fait que c'était cool comme soirée. Voir les parents. Du coup, j'ai promis d'inviter mes parents à manger vendredi prochain - ils viennent sur Paris, mais chez ma soeur. Bref. Encore une soirée parents en perspective. Ca peut être marrant. Je l'espère. Parce qu'en vrai, mes parents sont quand même beaucoup plus coinços. Enfin, surtout ma mère. Mais comment l'en blamer, elle qui a toujours joué le rôle de la raison pour mieux permettre à mon père quelque excentricité - le terme est fort, mais peu importe. Bref. Soirée avec mes parents vendredi prochain. Faudra les faire picoler. Pour qu'ils parlent et oublient l'espace d'une seconde qu'ils sont mes parents pour n'être plus, finalement, que des gens en face d'autres gens. Mes parents et mes colocs. Bref, ça peut être drôle.

Et sinon? Ben, en vrai, finalement, ça peut être assez drôle, cet anniv collectif. Je crois que j'aime bien les gens qui risquent de venir. Alors pourquoi pas, finalement. Non, et puis, le truc, surtout, c'est que c'est assez touchant de faire un truc à plusieurs, de voir l'attention qu'on y met, l'entrain collectif du "on va faire des gateaux samedi après-m", ou encore "ça vous dit, une piscine de sangria?". Moi, outre les conséquences concrètes de tels actes, je trouve cela assez touchant. Alors c'est pour ça que je suis contente.

Voilà. Sinon, j'ai reçu deux mails qui m'ont fait plaisir - et c'est déjà beaucoup. Deux mails très différents, pour dire des choses différentes, bien différentes, si ce n'est opposées, mais peu importe, deux mails qui m'ont fait plaisir - en plus du coup de fil inopiné d'un revenant pour mon anniv lundi dernier. Bref, en ce moment, les arrivées "pop-up" dans ma vie sont assez agréables. Ce n'est pas le bon terme pour toutes, mais encore une fois, je me répète - peu importe.

Assez disserté pour ce soir, il faut m'en aller me coucher, demain le soleil se lèvera, sans m'attendre, l'ingrat, et puis il faudra bien que je travaille si je veux aborder, sereine, les petits moments entre nous à venir.

jeudi, avril 20, 2006

Totally wired

Bon, bon.... oui, j'ai parfois tendance à exagérer. Non. Juste - on a le droit de changer d'avis. Là, en gros, je suis un peu revenue de mes énervements dans le vent d'hier. Il faut dire qu'il fait beau, aujourd'hui, ce qui est manifestement pour beaucoup dans la pêche qui m'anime depuis ce matin - alors même que j'ai à peine dormi, que j'ai un peu mal à la tête et la tête qui tourne à cause de l'alcool et surtout des innombrables cigarettes d'hier soir.

Je m'explique. Repas avec des amis de C et puis zoum zoum zoum, on part tous les deux du côté du Pulp - soirée rock "Totally wired", avec le CLUB DES CHATS. C'est surtout ce groupe, que je voulais aller voir. Certes, je ne le connaissais pas - mais on ne peut être que trop bien pour avoir un nom comme ça. Ben on n'a pas été déçu. C'était trop cool. Non mais sans rire, trop bien. Un petit rock déjanté excité sale gosse qui crie "le club des chats" à la fin de chaque chanson avec une voix étranglée. Je recommande.

Bon, même si c'est ma journée est placée sous le signe du brouillard ( ben oui, même si je suis trop de bonne humeur, je suis quand même un peu dans le coltar ) il faut quand même que je travaille. (toujours cet avancement de mémoire...)



PS: première fois depuis trois jours que je passe un peu de temps chez moi pour de vrai ( pas juste en passant ).

PS: j'ai récupéré une sorte de badge spoutnik hier au pulp. Il est marrant. Je m'en souvenais plus mais je l'ai vu ce matin sur le bas de mon tee shirt. Rigolo.

mercredi, avril 19, 2006

Boite à outils

[ Playlist : Dawn Landes, "QKTQ"... dont le refrain, plus évocateur, répète inlassablement "have a little faith in me"... quoique...]

Merci M pour la nouvelle musique...

La bagarre

Pour le coup ce n'est plus de l'indécision, ou de la fatigue du changement perpétuel : j'en ai juste marre. Je suis saoulée. Je sais pas tout ce que tout cela m'apporte. Je suis un peu de mauvaise humeur.

On m'a pointé un problème du doigt. Et moi, au lieu d'être triste et de vouloir y trouver une solution... j'ai juste envie de dire: ok. Pas de prob. Comme si la nuance émise m'avait obligé à considérer ce que je ne voulais pas voir. Et je suis énervée de ce nouvel état de fait. En vrai? J'en ai rien à foutre. Bon, non, faut pas exagérer, mais presque.

Et puis, aussi déçue de constater qu'il faut, encore, nourrir ce jeu stupide et sanguinaire parfois du "tu m'auras, tu m'auras pas". Jouer son serpent qui se tortille et échappe aux doigts demandant. Je trouve ça nul. Nullissime.

En fait le truc c'est que j'arrive pas à parler, aussi. Et ça m'énerve. Alors souvent j'en souffre, et puis d'autres fois j'ai envie de tout envoyer ballader et de rester, résignée, comme ça - incapable. Et alors? Tant pis, un point c'est tout.

Je sais c'est nul de se braquer. Mais en même temps des fois je peux pas faire autrement. Donner un coup de pied au pigeon comme à la l'hirondelle, on s'en fiche, finalement, égalité de traitement pour tous, pour une fois. Et puis voilà, si je suis si horrible que ça, ben je pense que y a plus rien à y faire. Oh ! rien de triste ou quoi, juste, des fois, on se dit que c'est comme ça, c'est tout.

On fête notre co-co-anniversaire. Trois en un. C'est économique en plus d'être sympathique. Bon, non, je fais un peu du mauvais humour... Non, en vrai, c'est plutôt sympa comme solution.

Je lis Roberto Zucco de Koltes. Le personnage principal va exprès aller chercher des noises auprès d'un "balèze" (c'est comme ça qu'il est appelé) pour mieux se faire démonter la tête. Et une pute lui dit qu'il faut pas parce qu'il va y perdre sa jolie ptite gueule et que ça va lui pourrir sa vie, comme si on lui coupait la bite.
Et après, il braque une sale conne bourgeoise juste pour lui piquer sa caisse - et elle elle veut pas, parce que elle aussi, elle veut mourir plutôt que de voir encore des gueules de con.
Et avant, c'est l'histoire de la gamine qu'il a violé, la gamine qui est devenue une femme et qui dit qu'elle n'est plus une enfant ni tous les petits noms d'oiseaux jolis dont l'affublait sa famille, parce que voilà, maintenant elle est seule au monde.

Bon, à bientôt. (ça veut dire, contrairement à l'usage normal que l'on fait de cette expression, "à plus tôt qu'on ne croit").

jeudi, avril 13, 2006

Du sel

C'est pas vrai. En fait, je fais encore les mêmes erreurs. Se peut-il qu'on ne change tellement pas?
Retour de bâton dans la figure faussement angélique - pas encore le déluge et la mort de l'espèce humaine, non, mais les signes d'un orage qui gronde au loin. Etre prudente. Pas que envers soi.

Mettre de soi comme on mettrait du sel, peut-être.

Bon, c'est tout de suite là dans une demi-heure que je dois partir pour mon entretien. Faut que j'aille me préparer - faire ma belle pour cacher qu'en vrai, je suis pas du tout comme eux. Faut cacher la pauvreté et l'avidité. Se la jouer pro, style pas impressionnée je suis de la maison. C'est pas toujours évident.

J'ai envie de sortir me mettre la tête ce soir. Pas méchamment, mais bon. Pour en finir avec ce jeudi noir qui bouleversa les équilibres internationaux - le papillon et l'ouragan.

Le papillon et l'ouragan, le papillon et l'ouragan.

mercredi, avril 12, 2006

Note pour plus tard

[Playlist: Brahms, sonates pour violon]

Note pour plus tard: ne plus faire de projets de thèse sur des sujets qu'on maitrise pas du tout en 1h30 - pour la rédaction, mais après, s'en suit quelques jours de stress parce qu'il faut indéfiniment les retoucher et les faire lire à notre tuteur à 22h30 et obtenir plein de documents de profs.

Encore un gros entretien demain et puis je me permets un jour de pause. Mince, quand même, y a le droit de souffler - je recommence à avoir mes saletés de petits trucs sur les bras de quand je suis stressée.

Note pour plus tard : tenter de limiter les transferts - non, mon tuteur n'est pas mon papa, et encore moins le pire des papas du monde - celui pour lequel on se taillerait les veines si jamais on devait le décevoir.

Note pour plus tard : ne pas fumer autant si je veux pas avoir mal à la langue.

Note pour plus tard : arrêter de prendre les cours trop au sérieux parce que là, après 4h de cours non stop, j'étais encore au taquet style à vouloir parler du lien à faire entre Weber et Merton sur l'importance de la règle formelle dans les structures bureaucratiques.

Note pour plus tard: lire, absolument lire Simon, parce que vraiment quand on parle de rationalité limitée je me fais pipi dessus.

Note pour plus tard: penser à prendre mon billet de train si je veux prendre le train dans deux jours.

Note pour plus tard: écouter plus souvent les 30 dernières secondes de "I want you back" des Jackson Five. Ca me fout trop la pêche.

Ceci dit... à force de parler de notes pour plus tard, je me rends compte que j'ai mis pas mal de choses entre parenthèses, ces temps-ci. Pour le pire comme pour le meilleur, me semble-t-il. J'ai gagné en "efficacité". Bulldozer, des fois. Surtout depuis jeudi. Encore demain et puis promis, je reprends visage humain. Enfin, j'essaye. Parce que je suis même pas sûre d'y arriver. Je veux dire, je me rends compte que même quand je crois que ça va, ben je suis encore super dure envers mes contemporains. Bref. L'éternelle rengaine. Les mots qui manquent - et si c'était pire que ça?

Je postule pour une thèse sur les politiques d'armement. Qui a dit qu'il était difficile de vendre son âme au diable? Il suffit d'y ajouter quelques notions de sciences politiques - européanisation, rationalisation, libéralisation, effet bottom-up - pour rendre la chose indolore. Et oui, comme quoi on peut parler de marchés de missiles et avoir la conscience tranquille. Réplique grinçante de mon supertuteur: "avec cet armement, y a de quoi tuer pas mal de gens, punaise". Nous de sourire, gênés et de prendre conscience - un petit "c'est horrible" lâché de ma bouche, pas trop fort, parce que vraiment on n'était pas trop à l'aise dans nos baskets, pour le coup - gros coup dans ta gueule, putain de neutralité axiologique. Contre-partie du deal : un espoir de toucher par mois un peu plus de 1400 euros net. Si c'est pas beau, la conscience politique.


Bon, assez de notes pour plus tard. Il faut que je rejoigne C. On va regarder un film. A plus.

lundi, avril 10, 2006

Finalement, elle se réveilla

[Playlist: petite compil personelle intitulée "soirée mélo" - ah]

The Saddest Music in the World. Des sourires grinçants la bière à flots les verres qui s'entrechoquent et les pieds qui frappent par terre cadence effrénée d'un rire qui ne peut plus s'arrêter il faut les faire boire et pleurer pour les faire payer un doigt vers le bas la mise à mort un doigt vers le haut une glissade vers une piscine de bière il faut rire rire et boire et chanter chanter la chanson la plus triste du monde. La belle Isabella, sans jambe, dictatrice de l'amour en musique les yeux bandés pour ne pas voir. Et l'autre, Gavrilo, qui a mal de respirer et transporte son fils mort né dans un bocal et interprète la tristesse de l'homme qui par son geste a tué des millions de gens - une balle - la première guerre mondiale - dont quelqu'un se rit du nom - la der des der - le film se passe en 1933 - mise en abîme de l'ironie : Isabella fait gagner la Pologne contre l'Allemagne. Et puis Narcissa, celle qui se perd dans les bras semblables pour nourrir son ver solitaire et puis pour ne pas se souvenir. Et puis le père qui a mal d'avoir coupé les jambes à son amour un soir d'ivre jalousie sous la neige. Et puis l'autre qui se targue de n'avoir jamais pleuré pas même à la mort de sa mère. This song is you.

Et puis sinon, une vie monacale. Je ne sors presque plus de mon univers calme et sans fin. Non, je n'en vois pas la fin et j'en suis fatiguée. Et le pire, c'est que je sais que ça n'a pas de fin. Aucune. Quand j'en aurais fini avec ça, et bien ce sera la suite. Ca m'embête j'en ai marre je voudrais être un peu en paix, pas avoir peur tout le temps et pouvoir faire les choses, toutes les choses l'esprit tranquille. Mais non. Toujours des parasitages. Toujours d'autres trucs qui viennent et m'assaillent.

Juste, j'aimerais arrêter de jouer au sémaphore et de m'agiter dans tous les sens une seconde pour mieux retomber après.

Se retirer, j'aime bien ça. Tout doucement sans bruit l'air de rien. Ne plus être vue. pfoout. Plus rien. Coquille, coquille, vide. En ce moment je me permets d'être fragile, un peu, avec C. De lui caresser les cheveux quand j'ai envie ou de lui prendre la main ou le bras quand j'ai peur. De lui dire que j'ai froid. Je me permets pas tout, mais un peu. Parce qu'on se voit beaucoup et que je peux pas tout le temps dire que je vais tout casser, tout réussir. Surtout que j'en ai aucune envie. Regarder un chat s'étendre.

Je sais pas, je crois que j'ai rien à dire. Il vaut mieux que j'aille dormir.

jeudi, avril 06, 2006

L'avidité de Gotham - ma réplique favorite

Comment aller dormir quand on a pas envie de se lever de son bureau? Je ne sais pas.

Je suis tout bonnement claquée. Entretien aujourd'hui avec un grand messieu de la défense en France. Sur mon 31, en avance, les genoux qui tremblent à l'orée de cette porte métallique de 5 mètres de haut avec des barres rectangulaires qui font la grosseur de mes jambes et qui donne une impression de Gotham city à ce bâtiment - grand, froid un peu désincarné, à la soviétique mais moins délabré et manifestement pas coco - et puis, aussi, secret, parce que non, j'ai bien regardé, pas l'ombre d'une enseigne sur le mur en pierres. Non. Je ne m'attendais certes pas à un panneau multicolore style "batman, meilleurs kebab tu meurs", mais bon, rien qu'une petite plaque, en or, si vous voulez, mais rien qu'une petite plaque. Claque. Non. Il faut entrer et avoir remarqué au passage que la porte était surblindée pour savoir que je suis à bon port. Bienvenue là où se négocient les coopérations en matière d'armement et de conseils stratégiques. Bref. Mais c'était intéressant.

J'en ressors, effectivement, claquée. Morte. Zombiesque.

Des fois, j'aimerais bien être dans l'intimité des dieux pour savoir tout ce qui se trame.

A défaut de savoir, j'essaie de comprendre. C'est déjà pas si mal. (et le pire, dans l'histoire, c'est que oui, je vous promets, outre le fait que je me sente une mercenaire des sciences politiques capable de m'intéresser autant aux restructurations industrielles et aux politiques d'armement qu'à... quoi que ce soit d'autre, et bien oui, ce sujet me passionne).

Bon, je vais aller dormir. Bien assez fumé pour trop peu de travail - je ne mérite donc pas de m'épancher.
Je m'arrête, il est 00h49.