Et puis, ces personnes sont si belles...
mercredi, novembre 26, 2008
dimanche, novembre 23, 2008
Susie Asado - ooooooooooo (hear the echo)
Bon, alors autant être claire d'emblée. Aïïïïïe ! Je suis tombée définitivement amoureuse de Susie Asado - car je ne vous parlerais pas de lla personne qui se cache derrière.
Susie Asado, donc. Chanteuse germano-américaine, chantant majoritairement en anglais, mais parlant entre temps en allemand, beau mélange insolite. Dans la lune? Non. Mais... une perception de biais, j'appelle ça. et c'est ce que je préfère - bien entendu.
Un aperçu? allez, faut voir ses chansons. Même que je vous facilite la tâche: vous cliquez sur le titre de ce post, et vous y arrivez direct. Ceci dit, un coup d'oeil à ses vidéos sur youtube valent la peine aussi. Je vous en mets quelques unes à la fin.
En fait, tout son album (qu'elle m'a filé gratos, mais pchut, il fallait pas que je le dise) est absolument enchantant. ravissant. Des paroles très belles, incongrues, droles, la plupart du temps, et par là même, très touchantes. on a envie de se tortiller en l'écoutant se tortiller la voix ou la poser de manière majestueuse et volontairement absurde à mesure qu'elle insiste sur le "O" de son nom, qu'elle fait résonner comme un gong venu tout droit d'un palais déserté mais trop chouette. Et la guitare, qui a l'air gigantesque mais obéissante - et le ukulele sautillant.
Si je dis ça, c'est parce que oui, voilà, voilà, je l'ai vue en concert. Et c'était un moment extrêmement joli. en live encore mieux qu'en boucle - c'est pour dire.
A la Ladyfest Cologne, ou Köln, en allemand - http://ladyfest.kulturbunker-muelheim.de/ladyfest-e-programm.html
Je sais, je sais, c'est un peu tard. Mais peu importe. ça peut montrer un peu le joli calibre de cette manifestation. Très bien, du reste, une super organisation, des bons workshops proposés, une bonne ambiance. - même si personnellement je n'ai malheureusement pas pu trop en profiter, à part de vendredi soir.
Oui voilà, car vendredi soir, c'était donc son concert, à S.A. et puis après, nous avons passé la soirée à discuter toutes les deux. C'était extrêmement agréable et drôle. Je ne sais pas comment ça se fait - mais c'est quand je suis a priori la plus timide que je suis la plus courageuse. j'aime ces moments de mélange entre pudeur devant les choses ou émotions, force incroyable, et puis curiosité sans limites - le sourire au dehors et le corps qui se tend. Bref, donc - mais je ne m'éterniserais pas sur ce qui ne relève pas du concert.
Enfin bref.
Elle a interprété une de ses chansons que je ne connaissais pas - je me restreignais alors à celles disponibles sur son myspace. Lily Bart. Mes ami(e)s facebook le savent déjà - pardon pour le matraquage pub. Une chanson sur cette héroïne du livre d'Edith Warton, the House of Mirth. Une héroine trop belle mais trop con, à maints égards. et qui finit par mourir toute seule dans une chambre pourrie, avant que le seul homme qu'elle ait jamais aimé arrive. Elle aussi - Susie A. - a pleuré comme une madeleine à la fin - nous en avons parlé. J'étais beaucoup trop interloquée pour ne pas lui demander "putain mais how come une chanson sur Lily Bart?". J'ai adoré cette conversation, du reste. Je suis restée tout bonnement éberluée par cette coïncidence - oui, car ce livre a également un statut tout particulier pour moi.
ET puis aussi, elle a interprété pour la première fois le poème de Gertrude Stein duquel elle a pris le nom. Susie Asado. http://www.poetryoutloud.org/poems/poem.html
A lire. et si possible à écouter. c'était extremement beau.
Bon, je vous passe le fait que je ne me lasse pas des paroles de ses chansons, si bien trouvées - rigolotes et intelligentes.
En somme, une musique toute fraîche et chaude en même temps, un subtil mélange de sautillement et d'ambiance feutrée, grave et souriante tout à la fois - un autre regard avec d'autres mots.
Lily Bart:
This is my address:
dimanche, novembre 09, 2008
samedi, novembre 08, 2008
Faire la bagarre
Hier soir, ou plutôt ce matin, j'ai failli faire ma première vraie bagarre. A savoir: dans la rue, avec un mec quatre fois mon gabarit. Après que lui ait indubitablement "cherché", (ben oui, il est coupable, forcément!), j'avoue avoir à mon tour "cherché". La bagarre, je veux dire.
La situation était la suivante. Dehors, avec un gars et une moeuf. Bref. Et ce malotru passe, avec ses acolytes, et... une chose en entrainant une autre, il dit qu'il a une grande queue. Sur le coup, je reste éberluée - a-t-on jamais entendu chose plus tristement stéréotypée. Lui s'éloigne. Et là (c'est là que je "cherche" - la bagarre, je veux dire), je le suis, en lui demandant s'il a effectivement une grande queue. Il s'arrête, éberlué à son tour. J'insiste, je veux une réponse. Parce que moi, aussi, que je lui dis, j'en ai une putain de grosse. Eberlué au carré. Là, l'inimaginable arrive: il me dit que lui a la plus grande. Ah- tu veux jouer à "prem's c'est moi qui l'a dit qui suis", coco? Ok. Je lui réponds que j'ai la plus grande de Köln, à ce qu'il parait. Il reste coit. Ben oui, parce que là, ... de là à enchainer et dire qu'il avait la plus grande de Nordrhein-Westphalen, il ne se sentait pas, manifestement. (ET puis, moi, je ne me connaissais plus de limite - j'aurais enchainé sur tout l'univers, s'il le fallait, pour le battre dans sa course à la queue - et son pote devait bien sentir que cela ne le mènerait pas bien loin, le pauvre abruti).
Enfin bref.
La situation était la suivante. Dehors, avec un gars et une moeuf. Bref. Et ce malotru passe, avec ses acolytes, et... une chose en entrainant une autre, il dit qu'il a une grande queue. Sur le coup, je reste éberluée - a-t-on jamais entendu chose plus tristement stéréotypée. Lui s'éloigne. Et là (c'est là que je "cherche" - la bagarre, je veux dire), je le suis, en lui demandant s'il a effectivement une grande queue. Il s'arrête, éberlué à son tour. J'insiste, je veux une réponse. Parce que moi, aussi, que je lui dis, j'en ai une putain de grosse. Eberlué au carré. Là, l'inimaginable arrive: il me dit que lui a la plus grande. Ah- tu veux jouer à "prem's c'est moi qui l'a dit qui suis", coco? Ok. Je lui réponds que j'ai la plus grande de Köln, à ce qu'il parait. Il reste coit. Ben oui, parce que là, ... de là à enchainer et dire qu'il avait la plus grande de Nordrhein-Westphalen, il ne se sentait pas, manifestement. (ET puis, moi, je ne me connaissais plus de limite - j'aurais enchainé sur tout l'univers, s'il le fallait, pour le battre dans sa course à la queue - et son pote devait bien sentir que cela ne le mènerait pas bien loin, le pauvre abruti).
Enfin bref.
lundi, octobre 13, 2008
Back dans les bacs
Ouaip. Ou alors: Yep, ma'm. Ou alors: Ja, ...
Bon, me revoilà après un peu plus de deux mois de silence - figure imposée, en gym.
Entre-temps: j'ai "vécu" août, plutôt bien (quelques jolis souvenirs), puis septembre, sous le signe de la bourre intégrale - et me voilà partie en des horizons orientaux - Cologne, le Rhin, la Ruhr, le labo où je poursuis ma thèse... et ai peur tellement tout est parfait mais bon voilà encore une autre histoire.
Bon bref, back dans les bacs, ça veut dire que je vais essayer de repartir, du bon pied et du bon, en quelque sorte - à réécrire, ici, un peu, promis, et puis aussi dans ... ma vie, mon boulot... et puis dans la musique et dans le bouquinage.
Alors pour ce, voilà une bonne habitude qui revient - faire part de mes petites amourettes du moment.
En musique: le dernier album des Notwist (je sais, c'est pas très original, mais bon, je vais aller au concert, alors je suis en plein dedans), et puis celui de Metronomy, et puis la dernière compilation "A man and a machine", si on aime la bonne vieille electro(-pop) allemande, belge, française, des années 70/80, Kraftwerk et tout et tout...
En livres: je viens de lire la Femme rompue, de Simone de Beauvoir. C'est pas mal. On en devient folle pour elle - et pour nous parfois. Enfin bref. ça ne fait jamais de mal, n'est-ce pas.
Et puis? Ben... je vais aller me coucher, (la première fois depuis juin avant une heure du matin !!! ça se fête !), parce que demain, c'est "l'excursion de l'année", de mon labo. et le départ est à ...? je vous le donne en mille: à 7h30 du matin. Je suis désolée de donner dans les stéréotypes culturels, mais il n'y a guère que les Allemands (avec peut-être les Norvégiens, ceci dit) qui soient capables de fixer un rendez-vous à une heure pareille. C'en est tout à fait indécent, VOIRE impoli.
Je me plie, non sans bougonner, à ces us et coutumes locales. Nous allons voir le deuxième plus grand téléscope du moooonde ! Et ça !, ça ne se rate pas. (ou pas)
Bon, me revoilà après un peu plus de deux mois de silence - figure imposée, en gym.
Entre-temps: j'ai "vécu" août, plutôt bien (quelques jolis souvenirs), puis septembre, sous le signe de la bourre intégrale - et me voilà partie en des horizons orientaux - Cologne, le Rhin, la Ruhr, le labo où je poursuis ma thèse... et ai peur tellement tout est parfait mais bon voilà encore une autre histoire.
Bon bref, back dans les bacs, ça veut dire que je vais essayer de repartir, du bon pied et du bon, en quelque sorte - à réécrire, ici, un peu, promis, et puis aussi dans ... ma vie, mon boulot... et puis dans la musique et dans le bouquinage.
Alors pour ce, voilà une bonne habitude qui revient - faire part de mes petites amourettes du moment.
En musique: le dernier album des Notwist (je sais, c'est pas très original, mais bon, je vais aller au concert, alors je suis en plein dedans), et puis celui de Metronomy, et puis la dernière compilation "A man and a machine", si on aime la bonne vieille electro(-pop) allemande, belge, française, des années 70/80, Kraftwerk et tout et tout...
En livres: je viens de lire la Femme rompue, de Simone de Beauvoir. C'est pas mal. On en devient folle pour elle - et pour nous parfois. Enfin bref. ça ne fait jamais de mal, n'est-ce pas.
Et puis? Ben... je vais aller me coucher, (la première fois depuis juin avant une heure du matin !!! ça se fête !), parce que demain, c'est "l'excursion de l'année", de mon labo. et le départ est à ...? je vous le donne en mille: à 7h30 du matin. Je suis désolée de donner dans les stéréotypes culturels, mais il n'y a guère que les Allemands (avec peut-être les Norvégiens, ceci dit) qui soient capables de fixer un rendez-vous à une heure pareille. C'en est tout à fait indécent, VOIRE impoli.
Je me plie, non sans bougonner, à ces us et coutumes locales. Nous allons voir le deuxième plus grand téléscope du moooonde ! Et ça !, ça ne se rate pas. (ou pas)
mardi, août 05, 2008
Bulldozer mon amour
"C'est ce soir ou jamais - auquel cas je me permettrai également de péter toute notre amitié."
Je lui en veux, de me faire sentir tout cela. J'ai donc fui, ce soir. Incapable de vouloir le croiser ou le savoir dans le même appartement. Il est 4h21.
Passons.
J'ai appelé au secours, mais sans le dire, et l'indisponibilité est la règle d'or. je le sais. ne pas, ne jamais, ne jamais plus s'approcher trop près.
Passons.
Je suis donc allée me réconcilier avec l'espèce humaine et arracher quelques têtes au passage "dans les bras semblables des filles où j'ai cru trouver un pays". désolée, je cite aragon, je sais c'est con, mais c'est une phrase que j'aime bien et qui me revient à l'instant et me taraude en général. chacun ses filles, d'ailleurs. en l'occurrence, ce soir, c'était des types, au café du coin - un que je ne connaissais pas encore. ben c'est fait. deux têtes, deux têtes. deux petits coqs en bataille. je les ai eu les deux.
un peu de sang partout, surtout sur moi d'ailleurs me semble-t-il. ont-ils seulement vu que j'étais d'acier? se faire bulldozer. c'est trop facile. se faire manger dans la main. jouir deux minutes puis froncer les sourcils et ne plus se regarder dans la glace.
samedi, juillet 12, 2008
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