vendredi, décembre 23, 2005

Roméo et la natation

Roméo désuet mais enjoué fait un plat un beau matin de décembre et tente de surnager et se plombe lui même. Tant pis, il en sourit. On ne peut pas réussir à chaque fois. (ne pas essayer de comprendre, une vaine histoire de croissant)

S'en aller en vacances, partir un peu de Paris et de tout le silence qui comble ma vie à présent. Partir un peu, pour faire semblant de prendre de la distance.

Non, mais en vrai, Roméo va bien. Il rit de lui-même et de ses envolées un peu chevaleresques - un peu ridicules mais c'est pas grave je les aime bien quand même. Si cela était à refaire, il le referait - mais il partirait plus tôt.

Alors la vie est belle, quand elle est ponctuée d'échecs dont on sourit. Je me serais trouvée triste et laide, si je ne l'avais pas fait. L'histoire d'un David qui se prend finalement la raclée de sa vie. Fallait pas rêver. Mais c'est pas grave, ah!

Se faire une vie jolie. Tenter de voler alors qu'on n'a pas d'aile, de faire sourire alors qu'on n'a pas d'humour, d'apparaître sur un quai de gare un jeudi matin aux aurores alors que l'amour se cache - l'échec, l'échec, le doux échec couronné de ridicule, que l'on aime.

Finalement, c'est très bien que Roméo se soit rétamé la tête. Il est content. L'avoir fait. S'être jeté à l'eau malgré le froid de canard et sa peur panique de l'eau.

Ni honte ni regret. Je suis là. Je le serai certainement toujours. Alors c'est comme ça. Je ris de mon audace. Première fois de ma vie que je me sens tête brûlée. Je me fiche de ce qu'il aurait été convenu de faire - se taire, se taire. J'ai voulu faire exploser un feu d'artifice et ai échoué. Et je m'en doutais. Mais l'ivresse en valait la chandelle.

lundi, décembre 12, 2005

Leçon pour l'avenir - à boire.

Je ne suis pas dupe du peu
que tu m'avoues
dupe du peu de rendez-vous
que tu me donnes
du peu de coups de téléphone

Je ne suis pas dupe du peu
que tu témoignes
du peu de messages d'amour
quand tu t'éloignes
dupe du peu de beaux discours

Je sais que tu m'aimes, oui même,
si tu le dis peu,
je ne suis pas dupe et je peux
t'aimer silencieux

Tu n'étais pas dupe du peu
que je t'offrais
du peu de temps, du peu de traces
du peu de place
du peu d'effet que tu m'as fait

Et tu n'es pas dupe du peu
que je dévoile
du peu de chaleur dans ma voix
au bout du fil
du peu de serments inutiles

Tu sais que je t'aime, oui même,
si je le dis peu
toi tu n'es pas dupe et tu peux
m'aimer silencieux

Je ne suis pas dupe du peu
que tu m'accordes
du peu de regards langoureux,
quand tu m'abordes,
du peu de transports amoureux

Et tu n'es pas dupe du peu
que je te laisse
du peu d'égard pour ta faiblesse
quand je te blesse
du peu de souvenirs heureux

Tu sais que je t'aime, oui même,
si je le dis peu,
toi tu n'es pas dupe et tu peux
m'aimer silencieux

Je sais que tu m'aimes, oui même,
si tu le dis peu,
je ne suis pas dupe et je peux
t'aimer silencieux.

Petite chanson douce pour s'endormir

Torture, torture,
Baby you're torturing me.
Why do you lead me around
And make me chase you
When I catch you
You won't let me embrace you
Please baby have a heart
Cause can't you see
You're torturing me,
Torturing me.

This torture that I'm going through
Is worth the pain if I have you
So, if you love me, let me know
But if you don't, please let me go

Torture, torture
Baby you're torturing me.

You know I'm crazy about you,
And yet you make me do without you,
Do you mean to hurt, or can't you see,
You're torturing me, torturing me
Baby you're torturing me.

dimanche, décembre 11, 2005

When the planet hit the sun, I saw the face of Alison

Un dimanche matin.

Sortie entre colocamis (association peu dissociable de colocs, mais chez et avec des amis - la chose mérite d'être soulignée) hier soir.

Je décide ce matin - le soleil! le soleil! il éclaire le pant de mur que je vois de ma fenêtre, un mur perpendiculaire à mon immeuble, situé à une dizaine de mètres de ce dernier, fait de briques peintes, deux cheminées dépareillées en guise de décorations sur ses épaules, l'une d'elle étant par ailleurs certie d'un pigeon bel oiseau de proie.

Ce matin le soleil est joli et pur et reposant.

Je décide de ne plus souffrir.

Et là, est-ce une révolution? Point du tout.
La dépendance au sentier vous rattrape toujours. Toujours. Je ne fais que répéter ce que tous ceux qui se sont crus un jour une fois irrattrapables car sacrés, aimant aimés, tentent de s'échapper. Croire au salut, si tant est qu'il n'en existe pas, de dieu, si ce n'est celui qu'on aime, un jour, un matin, pour refuser de poser le genou à terre. Croire au salut, croire à l'auréole, qui encerclait son visage, doux silencieux.
Et, un jour, un matin se réveiller et avoir laissé à son rêve toute une page écrite. Pardonner pour pardonner, beauté du geste, le mal est encore là, le mal est toujours là, mais peu importe. Pardonner pour pardonner, parce que le sang chaud sent mauvais et qu'il attire les charognards. Pardonner pour pouvoir sourire, à nouveau, petite résurrection en négatif. Pardonner pour soi, avant tout.

Lundi 14h33

Pas du tout. Tout cela tourne avec le soleil qui se couche l'humeur qui se noircit l'arbre qui ploie. Je ne pardonne rien. Mon silence est ma faiblesse.

J'enrage du sang que je ravale.

Je suis toute petite et tente d'accepter cet état de fait. Je ne ferai rien, rien, pour faire baisser les armes et remettre le couvert de la zizanie. La guerre ça clarifie les choses et apaise les consciences. Et pourtant je n'en suis pas capable. Pas capable de haïr ou d'agir. De décider ou de penser. Je respire, c'est déjà ça, et c'est bien la seule chose dont je sois capable.

Se vautrer dans la facilité le temps qui s'en va de toutes façons l'indifférence qui me prend le bras et dévide mes yeux des velléités malheureuses.

Et je ne la vois pas, Alison, ce continent qui devait émerger - oh, Isabel la Catholique, que m'as tu donné l'espoir. Je ne vois rien et marche à vue et tangue et m'habitue. Prendre la mer, prendre la mer, quand on avait voulu, naïvement, poser pied à terre, enfin, après les tourments.
Je ne vois rien. Le smog nous entoure et ma vie mon amour je ne vous discerne plus.

jeudi, décembre 08, 2005

Plus de quoi fouetter un chat


Des fois je me dis que j'ai grandi. Oui, ou plutot non, je ne compte plus me tailler les veines sous prétexte que l'un de mes organes vitaux m'a été volé, saccagé - il crie au loin, se convulse encore, arraché.
Des fois je me dis que j'ai vieilli. Oui, ou plutot non, je ne compte plus me tailler les veines sous prétexte que.
Je ne vais pas mourir de tristesse, cela n'existe pas. Et puis, je ne suis pas triste. Je ne suis ni triste ni détruite. Je suis résignée. Et indifférente et froide et relativiste - oui, c'est le moment ou ma mère dirait - y en a qui aimeraient bien etre dans ta situation. Oui. Y en a qui mangent pas. Quand j'étais pas grande, je m'en fichais. Maintenant que je suis vieille, je me dis que c'est pas faux.
Et puis, surtout, hein, qu'est-ce que je peux être occupée. Plein de choses à faire. C'est fou. Alors est-ce que j'ai le temps, moi, de m'attarder sur ces pacotilles de collégiens romantiques - on sait tous comment ils ont fini, n'est-ce pas.

Petit deuil entre quat' yeux - moi et mon reflet - et rien au dehors.

Je parle un peu moins. Je mange un peu moins. Je souris un peu moins. Je ne réfléchis plus.
MAIS! Je compense. Je télécharge plus de musique (en fixant les taux de téléchargement pendant des heures). Je bois plus (en cherchant volontairement mais vainement l'excès). Je suis plus méchante (envers les gens que j'aime pas mais que je respectais avant par pure amabilité - là, ça passe plus, mais alors plus du tout). Et puis, et puis, je fume plus. Bien plus.

Je voudrais plus dormir. Mais je n'y arrive pas encore.

Finalement, l'un dans l'autre, je m'y retrouve.

Alors y a pas de quoi fouetter un chat - surtout s'il est noir, parce qu'on sait jamais, il pourrait porter chance, le salaud. Et ce serait quand même con de se choper un truc comme ça maintenant. Maintenant que je suis pépère. Penaude. Plus personne pour venir m'embêter. La couette toute pour moi et puis les réveils à mes heures. Plus besoin de se lever quand même, même si l'autre insistait pour que non, histoire de quand même partager le café du matin, rien qu'une minute, ou deux, le matin, encore froid les pieds nus et la tête enfarinée. Plus de contraintes, de trucs qui nous ennuient - comme les courses qu'on avait transformées en une ballade sur le marché du dimanche - n'y a-t-il pas pire euphémisme - les dimanches où on arrivait à se départir du sommeil ou du thé de la cuisine. Plus de messages impromptus à envoyer, ou à recevoir, pour parler espagnol comme on peut ou pour dire bonjour.

Plus de tout cela, vous dis-je, plus de tout cela, la vie est belle maintenant, maintenant que j'ai recouvré le semblant de liberté que je connaissais, maintenant que j'ai perdu cette étonnante brindille d'irrationalité. Tout va pouvoir rentrer dans l'ordre.
L'homme nouveau est né, seul et nu et frêle, mais peu importe, l'homme nouveau est né et décime le reste - tout le reste, ne me demandez pas plus précisément.

Alors si je n'ai pas encore ni l'envie ni la force de vous dire que je mange le monde, ce soir, ce n'est qu'une question de temps, il va sans dire - qu'une question de temps. Demain je me leverai et je serai un peu plus vieille, déjà, et mes soubresauts de stupidité plus petits. Et après demain, je serai plus vieille encore, et mes soubresauts tout petits, tout petits, le soubresaut et la brindille, tout petits, tous, tous tout petits.



(Et y a des fois surtout où je me dis que je suis sacrément ridicule.)



lundi, décembre 05, 2005

Golden Virginia mon amour

Tsvétaieva. Poètesse russe 1800 quelque chose, assez sur la fin, jusque quelque chose comme 1941. Lecture par Markowicz cet après midi au théâtre de la colline. très bien. une manière un peu trop pédago à mon gout, toujours les memes phrases pour les memes bons mots - oui, l'indicible, le sourire en coin, qu'il dévoile, à mesure qu'il nous assomme d'assertions sur l'impossibilité essentielle de cette tache.
alors soit, oui, l'ineffable, d'autant plus ineffable qu'il se conjugue à des difficultés techniques, à des strates d'incompréhensions entre les civilisations grammaticales - je ne parlerai pas des univers de sens - appelons les comme ça. Bref. oui, son job est difficile. passionant et difficile. et cet homme mérite le plus grand respect pour la mise en évidence des frontières entre deux littératures à laquelle il s'emploie. Mais point trop n'en faut - oui, il est le devin, le seul parmi nous à pouvoir lire dans les entrailles ouvertes, encore chaudes, de la poésie glaciale et sauvage de Tsvétaieva. Il n'empêche qu'il le répète assez souvent - toujours, l'air penaud et humble - pour qu'on l'ait compris. Soit. Ceci dit, oui, à part cela, c'était magnifique. et relativement renversant. dérangeant? non pas, le terme est peut etre un peu trop fort.
Etonnant de vigueur et de violence. oui, c'est la violence et la clarté de ses écrits, qui frappent. la clarté, comme une lame, simple et visible et qui brille. oui. une violence claire. Ni obscurité ou au contraire, coup d'éclat dans le vent comme une joute anarchique. non. un couteau. qui brille. et puis des coups précis. Je dis ce que je veux, avec les armes qui m'incombent - les plus belles, naturellement, car je les ai ramassées aux pieds d'une arbre.

Belle lecture, en somme, pourrais-je résumer.

Et pour la suite? des politiques publiques qui m'attendent, fidèles maitresses de tas de feuilles empilées en désordre. les néo institutionnalismes. surtout ceux sur la théorie de l'organisation. je viens d'apprendre que ce que je prenais pour l'alpha et l'oméga de cette branche (par trop souvent oubliée ou dénigrée pour des courants plus fun) des sciences politiques n'est en réalité que la partie émergée d'un putain d'iceberg indiscernable. meme avec des sondes. je m'emploie à lire toutes les cartes rédigées à main levée par les rares explorateurs à avoir visité ces abimes. mais punaise, c'est pas facile de les suivre. je crois me situer à bien un demi million de miles des cotes les plus proches (les miles, ça fait plus cool que les kilomètres, dans les récits d'explorateurs) . autant dire que si je m'accroche pas...

en vrac: des nouvelles d'un ex qui ne souhaite pas en être un, des nouvelles d'un ex qui veut me parler de sa nouvelle égérie, un chien qui pete sérieusement les plombs à tournoyer sur lui meme pendant des heures à l'appart, un coloc submergé de boulot (spécial dédicace), un autre qui veut faire raquer la jap et qui aime pas l'huile d'olive crue (parce que cuite, il est ok...), des grands parents qui tiennent le combiné à trois mètres de leur bouche et qui s'étonnent que je les entende pas, un mal de dos qui s'annonce terrible, une dissert à faire en allemand sur un sujet que j'ai définitivement perdu.

Heureusement, dans tout ça, qu'il me reste... l'espoir?
Alleeeeeeeeeeeeeeeezzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz! je déconne! plus personne n'y croit!
Heureusement que j'ai mes clopes. j'allais rajouter, mon verre d'eau, mais non, parce qu'en fait Brice l'a cassé en faisant la vaisselle. alors meme pas.

Un peu de musique douce pour me pousser à rester encore, ici, à surtout, surtout, ne pas aller me coucher. c'est malin, tiens. comme si j'avais pas déjà assez fait la fete hier (cf mon dernier message: non, non, j'ai rien fait du tout...).
Rester ici et encore, encore - fumer des cigarettes.



dimanche, décembre 04, 2005

Frühstücken, tun sie alle - oui, mais le nut' à minuit avec ses deux coloc, qui dit mieux ?

Voilà,

mon samedi noir touche à sa fin. Résultat des courses: je ne voulais pas manger, et je me suis empiffrée de nouilles et fromage fondu dessus (vraiment bourrin croyez moi) et de pain nutelas devant un film choisi à l'arrache avec mes colocs (oui, oui, toujours Keul et Brice). Soirée sympathique, à dire n'importe quoi à table sur nos petites frasques respectives - pas les vraies de vraies, juste celles dont on use allègrement pour se donner une contenance. Non, pas que ça, aussi un peu de confidences sérieuses... mais pas trop... faudrait tout de même pas les choquer, ces jeunes gens.


Enfin voilà. Bouffe, longue promenade avec Brice et Tetsuo (notre chien provisoire) sous la pluie battante qui n'a rien trouvé de mieux à faire que de se taire à notre arrivée. La nature est mesquine, parfois. Et puis film. Alors qu'on ne me dise pas qu'on sait pas s'amuser, chez nous. Sourire.
Je devrais dormir. Je voulais le faire dès une heure de l'après-m, et maintenant que j'y suis, ça y est, heure décente s'il en est pour aller se coucher, et bien non, quatre fers en avant.

Notes pour plus tard:
1. Arreter de me donner des notes pour plus tard à la Bridget Jones (et à la Keul) (et à la plein de gens dont moi à pleins d'autres occasions)

2. Arreter de nuancer tout ce que je dis pour enfin parvenir à formuler un jugement voire une CONDAMNATION claire de ce que je n'aime pas (ou crois ne pas aimer) (a priori)

3. Arreter de me foutre de ma gueule style moi même je n'y crois pas une minute (ou alors le faire un peu plus)

4. Fumer juste un tout petit peu plus - la en ce moment c'est bien, j'ai mal aux poumons et la certitude croissante que forcé, je vais être malade. Nen mais oh, manquerait plus que je m'arrête si près du but.
5. Regarder des films funky plus souvent: plutot Z de Gavras que les trois enterrements de Maquiladoras et sa mère. (je suis méchante mais je ne le pense pas vraiment). Non mais sans rire.

Il est très exactement 2h37.
Une journée de merde comme j'aimerais pas en vivre souvent, si possible.
Juste, un point positif - mais très très cucu, alors ça m'écorche un peu de le dire: juste, des gens sympa, à la Keul et Brice, mais aussi Clo, trop mimi, prête à venir chez moi super tard pour s'assurer que je vais bien. Bref, rien ne change.

Vive la vie de parisienne qui se cloitre chez elle pour ne surtout pas voir au dehors - manquerait plus qu'il s'y passe quelque chose, au dehors.

Oh, juste, une dernière résolution: trouver des lunettes pour me convaincre moi-même que je suis sérieuse et me plaire ainsi à travailler. Putain j'ai du taf, et pas la moindre envie qui traine. Bon, cette fois-ci c'est la bonne, je dors et dors et dors et demain tout ira bien.


samedi, décembre 03, 2005

La dépendance au sentier dans ta face


Encore un samedi comme on n'aurait pas dit qu'il allait se passer. Un samedi comme le pire des dimanches. Un samedi où on ne fait rien que ruminer cette herbe qui ne pousse plus dans le jardin - lequel. Saleté de désordre. On aurait dû s'en occuper avant. Se mettre à ranger sa chambre et classer ces petits papiers, pour toucher, enfin, la CAF, et puis pour savoir ceux qu'on est en train de perdre, malgré tout.
Parce que là, il est trop tard, manifestement, déjà, et le revers de bâton de la médaille qui tranche de l'autre face du couteau qui coupe - putain de civilisation culpabilisatrice - est déjà passé et l'a fauchée, mon herbe bordélique qui aurait dû devenir verte mais qui s'est juste asséchée - je ne l'ai jamais arrosée.

Alors la dépendance au sentier, ou plutot, Cette dépendance au sentier, c'est pour vous dire... bonjour?
oui, peut-être est-ce suffisant, après tout, bonjour est un bien grand mot, un bien grand mot, surtout pour ce samedi.

Moment réconfort. Mon coloc, Keul, qui vient et me demande comment je vais. Et oui, à lui je lui raconte tout ce que je tais ici - non, je ne suis pas encore au "tout-numérique", mes petites peines je les garde à raconter pour la vraie vie - pour l'instant, en tous cas. Peut-être perdrais-je bien vite ces réflexes ridicules de petite prude effarouchée. Et puis, même dans la vraie vie, j'aurais du mal à en parler. Alors c'est pas pour maintenant.

Arrivée de Brice. Regards attendris et attendrissants. J'aime bien ne pas vivre seule, parfois.

Cette dépendance au sentier, c'est la mienne, vous l'aurez compris. Parler pour ne rien dire, ou plutot pour taire le plus important, prendre trois mille phrases pour dire ce que j'aurais pu dire en trois mots - vive pyramide -, emprunter des chemins alambiqués qui ne mènent nulle part, si ce n'est au point de départ, et encore. Personne n'en est sûr.

Alors bref, un petit blog pour une petite dépendante qui se sait mais qui tente de l'être un peu moins, c'est promis. La dépendance au sentier dans ta face, ou dans la mienne, aujourd'hui, voilà l'ingénu motto de ce blog.

PS: la photo du sentier, pas mal ridicule, non?