Putain de genou - je peux même pas croiser les jambes sans esquisser une grimace. (cf. post "la fine équipe", pour plus de ridicule sur nous en dream team de basket...).
Du coup, j'ai recherché les paroles de Ain't no mountain high enough, parce que quand même j'avais pas tout compris. Bon, je leur rends justice: certes, cucu, mais pourrait-il en être autrement. Et puis, sur ce thème o combien épineux, ce traitement nous change un peu de l'éternel je veux mourir tellement j'ai mal depuis que tu n'es plus là. Ceci dit, pour un traitement comparable d'un thème relativement comparable, je recommande plutôt la version de Cry me a river de Fitzgerald. Bien meilleure - ou plutot différente, pour être précise, mais bon je préfère. Ironique à souhait - mais encore douloureuse. Ici, c'est que du bonheur. Un mars et ça repart. Merci Nestlé pour les proverbes contemporains.
(le "du coup" introductif du paragraphe précédent n'avait bien entendu pas l'ambition de tracer une quelconque cohérence avec le premier paragraphe)
Je vais dormir tôt, ce soir. Quelques derniers mots, et une dernière cigarette (je viens de fumer la dernière - mais il s'agissait d'un imposteur - une cigarette ambitieuse, qui voulait être la première alors qu'elle ne devait jouer que l'ingrat rôle de l'avant-dernière - celle qui ne vous satisfait jamais), et je m'en vais. Je vais en profiter pour achever le polar allemand que j'ai commencé récemment. Nul à chier. Je suis confuse de ce jaillissement de vulgarité, mais on appelle ça des "effets de réalité", en politique publique. En gros, c'est quand on a le droit, scientifiquement, de dire ce qu'on pense tout bas, parce que quand même, y a des fois, faut pas déconner. Oui, oui, des fois, on a le droit. C'est d'ailleurs un des rares cas où une sortie du sentier est tolérée - et légitime - bordel de merde!
Café turc, de Jakob Arjouni. C'est nul, punaise. D'habitude, je remarque tout. Je veux dire, je me souviens des petits détails, qui reviennent plus tard, style référence et tout et tout. Bref. Ben là j'ai oublié entre temps le nom du criminel assassin. C'est pour dire que je m'en contrebas. Ah! Non mais c'est vrai. Non, en fait, c'est pas forcément désagréable, mais juste, on n'en a rien à faire. Voilà tout. Le détective privé a un nom ridicule et l'est tout autant, pétri des stéréotypes sur les détectives privés. D'habitude aussi, je trouve un certain charme au réconfort du recours aux stéréotypes ou aux répétitions. Mais là! My godness. Je ne dirais que ça. C'est plat, plus plat tu meurs ou tu vis aux Pays Bas.
Bref, je suis pas fan.
Mais le prochain, le prochain sur ma liste - Matto regiert de Glauser, celui-ci me dit tout qui vaille. J'ai commencé de le lire, mais chaque chose en son temps. Un flic type flicaille pourrie, d'un canton suisse tout aussi pourri, qui se trouve appelé par un psychiatre pour résoudre deux mystérieuses disparitions dans son HP. Pas mal du tout. Le psy est fou et tente d'entrainer le flic dans une peur bleue à mesure qu'il le conduit là-bas, style, vous verrez, là bas, la frontière entre la normalité et ce qui ne l'est pas devient caduque, ... chez nous, Matto règne. Et nous de nous prendre au jeu, my godness, j'ai un peu peur, et surtout, envie de continuer - mais est-ce aussi simple? Non, pas du tout, parce que le flic, ben il est pas aussi con que nous, alors lui, il en a rien à foutre, de ces conneries. Lui, il veut résoudre cette affaire de merde. Il penche même pour la thèse selon laquelle le directeur, disparu, serait plutot en escapade adultère. Rien à battre, aucun gout du mystérieux. Un truc de barrés de la tête, où qu'il s'est retrouvé. Alors c'est pas ça qui va lui faire perdre son temps. Ceci dit, je crois que par la suite, il perd un peu de sa superbe - insolence désintéressée.
(Bon, je roule ma dernière)
J'écris beaucoup, ce soir, punaise.
Désolée, presque.
Y a Sandra qui est prise à Reuters - desk international boulevard Haussman - pour un mois. Super préparation pour avril. Et puis! elle est payée en livres sterling! Ca me fait bien rire. Je suis super contente pour la petite louloute - et puis fièèèèèère! - ah! - sourire.
(la chanson tourne toujours en boucle)
Et puis, et puis, sinon, un ami m'a offert un livre. Que je vais lire après le Glauser. Et puis, des petites envies personnelles, mais ceci, je n'en parlerai pas...
C'est joli - mais un peu bizarre, quand même - de dire "te rendre libre" pour dire "te quitter". J'ignore si cela recouvre exactement le même sens, en anglais, style, expression qui a perdu son sens originel, ou bien si oui, cette différence de formulation recouvre quelque intention.
Just call my name, i'll be there in a hurry.
Remember the day i set you free, i told you you could always count on me.
Et bien! En voilà, des gens heureux! C'est bien. Ca fait plaisir. Je veux dire - la dernière chanson sur laquelle j'ai scotché, c'était Je suis malade. C'est un autre registre, bien entendu.
C'est comme un jour que j'allais pas trop bien et qu'il pleuvait à Berlin. Et bien j'ai mis Your Song, de Billy Paul. Ben l'effet fut immédiat. Je regrette peut-être d'être aussi manipulable, friable à la musique qui m'entoure, mais c'est ainsi (ceci dit, ce constat est à nuancer dans la mesure où quand je ne vais pas bien, mes chansons me reflètent, ce qui n'arrange rien, bien entendu, mais s'agit-il toujours de tout arranger). Et oui, Billy Paul, celle-ci, et hop, c'est reparti. Obligé, je veux dire. Tu peux pas faire autrement. Cette petite chanson ridic est trop drôle. Je viens de la mettre, pour voir - bon, ben elle me fait moins d'effet. Mais voilà. Dans l'idée, c'est ça.
... il fait semblant de se taire, murmure, faussement timide, on sent déjà le lion prêt à bondir - il bondit! et dit : how wonderful it is.... when you're in the world, world wooooorld, wo-o-o-o-orld! et voilà. C'est fait.
J'ai déjà des courbatures, de cet après-midi. Ah, c'est horrible. Je suis un tas de graisse sur des os. J'ai plus de muscles. Je commence à manquer de pas mal de choses, si on compte les poumons aussi. Bref, je suis pitoyable! J'ai couru un peu pendant une demi heure et je peux plus marcher sans avoir l'air d'avoir participé activement à la guerre du vietnam.
I hope you don't mind, what i wrote down in words!
J'ai presque encore envie d'une autre, mais non, là, il est trop tard. Ah si! il faut bien que j'écoute encore une fois Ain't etc! je peux pas la laisser comme ça, couche froide, délaissée au profit de l'autre bout de gras de billy paul! et comment l'écouter pleinement, sans l'accompagner d'une cigarette!
Bon, c'est fait - roulé, allumé.
Du coup, je pense à une autre chanson dont j'aime beaucoup une phrase:
the way the trees and falling rain
remind me in a way
the way you were
the day we met
the way i lit your cigarette
Tout ça sur une petite envolée style toute légère et prenante.
Je dois dire que je l'aime beaucoup, ce passage. A croire que je m'en fais une référence, parfois. Catherine, arrête de tout toujours... Bref.
Cette fois-ci je m'accroche, c'est la bonne. Ils ont beau vouloir m'emmener encore plus loin, non, cette fois-ci, c'est mon lit, que je dois aller rejoindre. La vie n'a qu'à se mettre entre parenthèses, cela ne fait de mal à personne de dormir. Surtout que ces deux derniers jours, j'ai du cumuler en tout et pour tout 9 heures de sommeil. Pas top, pour perdre cet air de chien battu que sandra a la décence de ne pas me trouver - mais quand je vois comment elle se trouve l'air malade quand elle n'est restée que quelques jours un peu enfermée ( et surtout que moi je la trouve pas du tout malade ou palichonne ou quoi), ben je me dis que mon miroir doit être vachement plus indulgent que le sien. Pas top, non plus, ça, tiens. Ou si, peut-être. Bref.
Trève de parade grosse comme des maisons pour ne pas y aller. J'y vais. Je suis déjà partie. J'y suis, déjà. Si, si. Je vous assure.