"C'est ce soir ou jamais - auquel cas je me permettrai également de péter toute notre amitié."
Je lui en veux, de me faire sentir tout cela. J'ai donc fui, ce soir. Incapable de vouloir le croiser ou le savoir dans le même appartement. Il est 4h21.
Passons.
J'ai appelé au secours, mais sans le dire, et l'indisponibilité est la règle d'or. je le sais. ne pas, ne jamais, ne jamais plus s'approcher trop près.
Passons.
Je suis donc allée me réconcilier avec l'espèce humaine et arracher quelques têtes au passage "dans les bras semblables des filles où j'ai cru trouver un pays". désolée, je cite aragon, je sais c'est con, mais c'est une phrase que j'aime bien et qui me revient à l'instant et me taraude en général. chacun ses filles, d'ailleurs. en l'occurrence, ce soir, c'était des types, au café du coin - un que je ne connaissais pas encore. ben c'est fait. deux têtes, deux têtes. deux petits coqs en bataille. je les ai eu les deux.
un peu de sang partout, surtout sur moi d'ailleurs me semble-t-il. ont-ils seulement vu que j'étais d'acier? se faire bulldozer. c'est trop facile. se faire manger dans la main. jouir deux minutes puis froncer les sourcils et ne plus se regarder dans la glace.